Fonction de dommages aux logements collectifs

projet
logement
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floodam.building

Amélioration des modélisations de la vulnérabilité des logements collectifs pour une meilleure estimation des dommages dans les évaluations économiques au niveau national.

Auteur·rice
Date de publication

20 avril 2026

Objectifs

Cadre de production

Dans le cadre du «  », nous travaillons sur une méthode d’évaluation des politiques de gestion des inondations. Celle-ci repose sur l’estimation des dommages évités à travers le développement de fonctions de dommages. Des fonctions de dommages aux logements pré-datent notre étude, elle sont toutefois peu adaptées aux logements collectifs. Leurs spécificités, peu analysées dans ce cadre, nécessitent une amélioration des méthodes d’estimation. Le projet vise donc à améliorer la modélisation de leur vulnérabilité afin de produire des fonctions de dommages spécifiques aux logements collectifs à l’échelle nationale.


Enjeux spécifiques aux logements collectifs

Les logements collectifs présentent des spécificités majeures :

  • présence de parties communes (halls, escaliers, locaux techniques)
  • importance des réseaux (électricité, eau, chauffage, ascenseurs)
  • organisation verticale (étages, sous-sols)
  • interdépendance entre logements
  • diversité des espaces touchés (habitat, stationnement, locaux techniques)

Ces caractéristiques peuvent influencer les mécanismes de production de dommages en cas d’inondation. La production de nouvelles fonctions de dommages adaptées aux logements collectifs permet alors d’intégrer ces spécificités dans le calcul des dommages.


La démarche méthodologique

Schéma récapitulatif de la démarche

Le schéma ci-dessous présente de manière synthétique la méthodologie mise en place afin d’aboutir aux fonctions de dommages nationales pour les logements collectifs.

Ce processus repose sur plusieurs étapes complémentaires :

  • La construction d’une typologie des logements
  • Un traitement géospatial permettant d’identifier la composition du parc de logements collectifs exposés aux inondations sur le territoire français, donnant lieu à la librairie floodam.data ainsi qu’à la BD Dwelling.
  • Des enquêtes de terrain (REX) pour documenter finement les bâtiments (plans, composants, coûts, adaptations)
  • Modélisation avec floodam.building à partir des composantes élémentaires issues des plans et des enquêtes de terrain
  • La production de fonctions de dommages pour chaque bâtiment modélisé : ce sont les archétypes
  • L’objectif final production de fonctions de dommages nationales à partir de ces archétypes pour chaque type de bâtiment.

1. Identification de bâtiments collectifs impactées

Nous cherchons à modéliser des bâtiments correspondant au maximum à la diversité du parc immobilier situé en zone inondable sur le territoire français afin d’en faire des archétypes représentatifs. Pour atteindre cet objectif, nous réalisons des études de bâtiments ayant été inondés et qui remplissent les critères de représentativités établis. Nous aspirons à sélectionner des bâtiments dans différentes régions pour représenter les spécificités architecturales locales, tout en correspondent aux typologies de logements sélectionnées pour atteindre une représentativité au niveau national.

Afin de sélectionner les archétypes, nous contactons des acteurs territoriaux à-même nous renseigner sur des bâtiments situés en zone inondable et / ou ayant subi des inondations. Nous effectuons également une veille des inondations sur le territoire, les événements récents permettant d’obtenir plus facilement des contacts et d’identifier des zones touchées. Les acteurs qui nous permettent un accès de terrain facilité sont les syndic de copropriété ou plus généralement les gestionnaires de bâtiments.


2. Préparation des terrains

Dans un second temps, nous mobilisons les données de la couche bâtiment de la BD-Topo® , publié par l’Institut National de l’information géographique et forestière (IGN). Ces informations nous permettent de comparer leur correspondance avec les observations de terrain, telles que le nombre de niveau et de logements. Cette étape nous permet notamment de tester la conformité de la BD-Topo®.


3. Enquêtes de terrain

Lors des enquêtes de terrain, nous effectuons des relevés détaillés dans les bâtiments : - mesures des composantes élémentaires (ouvertures, murs, hauteur de plancher, etc.) - relevé des matériaux utilisés (matériaux des sols, plafonds, murs, etc.) - relevé des fournitures présentes (réseaux, mobilier, électroménager, etc.)

Cette collecte s’effectue généralement dans les parties communes, nous avons plus rarement accès aux logements. Nous récoltons également les plans disponibles (plan d’architecte, plan d’évacuations, rénovation, etc.)

Nous rencontrons généralement lors des terrains les habitants des logements ou gestionnaires des bâtiments, nous collectons alors leurs retours d’expérience (REX) sur les événements survenus dans le bâtiment. Cette étape peut nous servir à mettre le bâtiment en modèle ainsi qu’à valider les sorties du modèle en les comparant aux coûts réels des inondations survenues.


4. Modélisation du bâtiment via floodam.building

La modélisation du bâtiment dans floodam.building repose sur la définition des composantes élémentaires, de leur matériaux de construction et de leur localisation (murs, sols, plancher, etc.). Dans un second temps, les fournitures sont ajoutées au sein du bâtiment (mobilier, réseaux, etc.). Ces informations sont renseignées à partir des plans des bâtiments ainsi que des relevés de terrain.

Le comportement des fournitures et des composantes élémentaires face à l’inondation est caractérisé. Leur niveau de dégradation dépend de la hauteur d’eau et de la durée de submersion, ce qui permet d’identifier les actions de remise en état nécessaires et d’en estimer le coût.


5. Production des fonctions de dommages

La mise en modèle permet de calculer les dommages totaux, correspond à la somme des coûts associés aux éléments impactés. L’outil permet ainsi de produire une fonction de dommage du bâti modélisé, reliant les caractéristiques de l’inondation (hauteur et durée) au coût total des dommages.

Dans le cas des logements collectifs, cette approche permet de représenter la complexité du bâtiment (niveaux, parties communes, réseaux) et d’analyser les dommages à différentes échelles, du composant au bâtiment dans son ensemble.

L’objectif final et étape à laquelle nous nous trouvons est la production de fonctions de dommages nationales à partir de ces archétypes pour chaque type de bâtiment.


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